Notre histoire s’écrit et se nourrit de rencontres. Tout d’abord, la rencontre de femmes qui avaient l’envie d’entreprendre ensemble en conjuguant leurs convictions, leurs singularités, leur curiosité, et leur envie de renverser la table. Leurs énergies se sont incarnées dans un projet alternatif, libre et engageant, la Scop les 2 rives, articulé autour d’une démarche/dynamique, la démarche DDQE*.
Cette aventure s’est aussi matérialisée avec la rencontre de professionnels à l’avant-garde sur les sujets de l’écologie et du vivre-ensemble, qui interviennent et enrichissent de leurs expériences l’écosystème de la Scop.
Nous construisons, insufflons et diffusons des alternatives concrètes et réalistes pour contribuer à l’évolution de la société. Nous poussons plus haut les curseurs des pratiques écologiques, économiques et de gouvernance. L’univers du cadre de vie bâti est ainsi un terrain de perpétuelles expérimentations.
Nous avons pour ambition, collectivement, de participer à la transformation des modèles conventionnels et d’ouvrir le champ des possibles. Nous tissons des liens entre les gens, les métiers, les sujets, les territoires, les réseaux… Autant de fines coutures !
La Scop les 2 rives, c’est aussi une passerelle qui invite aux voyages et à l’exploration des modes de faire et de penser. S’autoriser des détours, se rencontrer, échanger, inventer, partager… sont les voies que nous empruntons.
Nous transmettons des clés pour s’affranchir des dogmes et des dictats, avec discernement et esprit critique. Il nous tient à cœur de créer les conditions de nouveaux imaginaires, pétillants/optimistes, généreux et poétiques.
Vigies de cette écologie sociale, désirable et pleine de vitalité, nous vous proposons de croiser nos chemins, et d’aller plus loin, pour faire ensemble et autrement.
Requestionner les modèles conventionnels et explorer, partager et co-construire des alternatives à l’aulne de l’urgence climatique, de la chute de la biodiversité et de l’épuisement des ressources. En mettant l’humain et le vivant au cœur des préoccupations, par la transformation des pratiques professionnelles.
La formation pour faire monter en compétences les professionnels du cadre bâti, le conseil et l’AMO pour accompagner cette transition auprès des donneurs d’ordres, et la mise à disposition de ressources pour outiller le plus grand nombre et créer un réseau impactant.
* DDQE – Développement Durable et Qualité Environnementale – en aménagement du territoire, urbanisme, architecture et construction
Alors que le Sénat demande un nouvel assouplissement des règles du ZAN, il devient urgent de changer de paradigme. Les politiques de renoncement font florès quand il s’agit de s’emparer des questions de réchauffement climatique, d’effondrement de la biodiversité et d’épuisement des ressources. Il existe pourtant des réponses sérieuses et concrètes à mettre en place.
Si l’on a découpé des territoires sous forme de Régions pour faciliter notre organisation administrative, à l’échelle de la nature et des interactions humaines, cela n’a aucun sens. Pour renouer avec la réalité des territoires, pensons-les comme les écosystèmes qu’ils sont, à la croisée des intrications environnementales, sociales, culturelles et économiques. Cela permet d’associer d’autres acteurs à leur construction, avec le projet local comme support de débat où d’autres projections sont possibles.
Nous pouvons dessiner de nouvelles cartographies qui prennent en compte la topographie et la biodiversité d’un territoire. C’est le principe des biorégions, qui proposent de penser en fonction des milieux de vie, des types de sols, des migrations, des cycles de l’eau ou encore des chaînes de montagnes, au lieu d’un découpage administratif arbitraire. Partir des bassins versants, ces zones géographiques correspondant à l’ensemble des surfaces qui alimentent des cours d’eau en eau, comme le suggèrent de nombreux scientifiques, serait une échelle judicieuse. Les récentes inondations en France et en Espagne nous prouvent que quand ce chemin de l’eau est contrarié, les infrastructures imposées par l’humain sont en danger. Qu’attendons-nous pour inscrire les biorégions comme échelles d’actions pertinentes dans l’agenda des décideurs ?
Sur le plan de la construction, misons sur la préservation et la valorisation des ressources propres à chaque territoire : les cultures locales de matériaux biosourcées, les techniques vernaculaires ou encore l’économie circulaire sont autant d’atouts pour sortir de la dépendance et revitaliser les territoires. C’est en explorant les capacités et talents de chacun et de chaque région que nous pourrons allier développement du territoire et respect du vivant.
Pour proposer des réponses adaptées à la disponibilité des ressources et à nos modes de vie, il est nécessaire de passer d’une vision uniquement quantitative à une démarche qualitative et globale. Partons du besoin et des usages pour dimensionner le bâti et les réponses techniques à leur juste mesure.
De la même manière que la meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas, le meilleur bâtiment est celui qui s’inscrit dans un patrimoine existant. Réhabilitons massivement la rénovation !
Faire avec l’existant c’est aussi mobiliser la ressource foncière, grand enjeu du secteur de la construction. Des solutions très concrètes sont déjà appliquées pour contrer l’étalement urbain et préserver les sols et le vivant : préférer la réhabilitation à la construction de lotissement, identifier les logements sous-habités pour un nouvel usage, taxer les logements vacants, concevoir un plan d’aménagement et de développement durable… La loi ZAN, qui vise à lutter contre l’artificialisation des sols, avait posé de premiers jalons. Inscrivons-la dans les plans locaux d’urbanisme au lieu de la déshabiller !
Lorsque la sobriété foncière est mise en œuvre, les effets sont avérés : la commune de Muttersholtz, en Alsace, l’a prouvé. La politique de lutte contre les logements vacants, mise en place pour préserver les sols et empêcher l’étalement urbain, a porté ses fruits : la municipalité accompagne les propriétaires de bâtis vacants afin de créer des logements rénovés thermiquement et accessibles à tous. En cinq ans, cette démarche a permis de créer l’équivalent d’un lotissement.
Pour ancrer des solutions pérennes sur les territoires, mobilisons l’ensemble de l’écosystème des acteurs locaux : maires, habitants, collectifs de professionnels… qui connaissent et font ces territoires, et accompagnons-les dans la transformation écologique.
En apportant l’expertise et l’ingénierie nécessaire aux collectivités, copropriétés, bailleurs sociaux et particuliers, notamment en milieu rural. Les dispositifs existent, comme par exemple les TEPOS (territoires à énergie positive), qui accompagnent et financent les diagnostics énergétiques territoriaux. Structurons-nous en réseau pour se nourrir les uns les autres, inspirons-nous collectivement tout en gardant en tête que chaque démarche est unique et s’adapte au contexte territorial.
Des collectifs de professionnels et des élus se rassemblent pour mettre au cœur des projets le réemploi, les matériaux biosourcés, l’efficacité énergétique pour tous, le participatif, l’autonomie alimentaire, voire d’oser se mettre hors-la-loi pour expérimenter des alternatives… et faire cité ensemble.
Nous avons enfin arrêté de détourner le regard face à notre maison qui brûle. N’oublions pas que “économie” et “écologie” ont la même racine, “oïkos” (la maison), et désignent la même notion, l’une à court terme, l’autre à long terme : il nous faut tenir les deux bouts collectivement. Plus que jamais, il est temps de faire ensemble et autrement.
Pour célébrer comme il se doit 20 ans d’engagement, il nous fallait une action à l’image de nos valeurs : tournée sur le partage d’expérience, la prospective, le bouillonnement d’idées, sans oublier le temps des festivités. Découvrir notre vidéo manifeste célébrant les 20 ans de la démarche DDQE & revivre les Rencontre Nationales 2024 en vidéo
Convaincue que c’est à l’issue d’une réflexion collective que des solutions durables et désirables peuvent émerger, la Scop les 2 Rives a organisé la première conférence Négawatt à Paris en 2012 au Comptoir Général, en partenariat avec La Ruche et Ekopolis.
Cet événement, qui a marqué le lancement de nos activités, a rassemblé plus de 150 professionnel.le.s de divers horizons.
« Anticiper les territoires de demain, dès aujourd’hui ensemble », le 5 décembre 2013 à Paris. Sur la base d’un scénario de fiction co-rédigé avec l’auteur Philippe Mouche, et avec les compétences en intelligence collective de Corinne Savignac. Un événement qui a réuni plus de cinquante personnes œuvrant dans les domaines de la construction, de l’aménagement et de l’agro-alimentaire.
Autour des retours d’expériences inspirants de Marie BLANCKAERT (agence BLAU) sur la thématique « Dénormer la production architecturale et urbaine au service d’une Haute Qualité Humaine« , de Grégoire SAUREL (co-fondateur Bellastock) sur le réemploi dans la construction, et des concepteurs de la Maison du Lac (Agence FABRIQUES), « Quand paysage et territoire font projet ». Avec 70 professionnel.le.s de l’écosystème DDQE de Rhône-Alpes et d’ailleurs.
« La Ville de Demain, quand la réalité rejoint la fiction », le 27 septembre 2017 à Strasbourg.
Avec l’écrivain Philippe Mouche, l’architecte urbaniste Maxime Tassin et le paysagiste enseignant-chercheur Frédéric Rossano. 200 participant.e.s qui ont pris part à ces discussions qui touchent aux questions de démocratie et de transformations publiques et culturelles nécessaires à
frontière est mince entre fiction et réel
Une journée pour et avec l’écosystème bouillonnant et créatif de la démarche DDQE, autour de retours d’expériences d’acteurs engagés à différentes échelles de territoires et de projets, pour s’inspirer et co-construire des réponses incarnées à l’urgence climatique et sociétale, et mobiliser l’action.
Avec notre grand témoin Pierre Leroy, maire de Puy Saint André (05) qui nous a partagé sa conviction que de nouveaux modèles sont possibles, dans la transition et en reconstruisant du commun à l’échelle du territoire.
& les premières pierres posées à la création du label DDQE !!
cycle de webinaires engagés et engageants avec nos intervenant.e.s DDQE sur les sujets qui jalonnent cette démarche. Une belle inauguration qui a mobilisé plus de 100 participant.e.s avec Christian Charignon, architecte-urbaniste de l’agence TEKHNE, sur le sujet « Après-demain, la reconversion écologique de nos sociétés s’engagera ». Une Bulle qui a donné le ton à ce cycle, sur la nécessaire adaptation au changement climatique de nos modes de faire et de concevoir, avec discernement, enthousiasme et dans l’action, face à l’enchevêtrement des crises que nous vivons.