« Nous sommes en train de vivre l’année la plus froide du reste de notre vie », nous alerte la géographe Magali Reghezza-Zitt, alors qu’une deuxième canicule précoce enveloppe le territoire.
Cette nouvelle canicule est souvent présentée sous l’angle du sensationnel – nombre de records battus, d’écoles fermées, de ventilateurs achetés… et des actions individuelles – comment chacun.e s’organise pour rendre (un peu) moins insupportables ces températures.
Mais ce dont nous avons besoin, ce sont des actions en profondeur, sur le long terme, qui requestionnent les besoins énergétiques, les modes de consommation, la place du vivant… Collectivement.
Des trajectoires structurantes font aujourd’hui cruellement défaut pour une adaptation et une atténuation du changement climatique. Comme le souligne le climatologue et co-auteur du 6ème rapport du GIEC Christophe Cassou, il faut “politiser la canicule”, en faire un véritable projet de société.
Le bâtiment est l’un des piliers de cette société qui se redessine à l’aulne de l’urgence climatique. Depuis près de 25 ans, les experts et professionnels engagés dans le parcours DDQE partagent, s’organisent et agissent pour montrer que d’autres voies existent, et sont même désirables : On sait faire.
La démarche DDQE place l’habitabilité comme valeur cardinale : depuis 4 ans, les professionnels engagés dans les parcours DDQE travaillent sur le sujet “2050, 50°” dans le cadre des mémoires présentés en fin de formation. Des travaux iconoclastes, pas de côté, documentés pour offrir un cadre clair et se fixer une trajectoire pour agir dès maintenant.
Alors oui, retrouvons-nous pour passer du constat “thermomètre” au projet sociétal et écologique “boussole”.